À Hourtin est créé une station de flanquement, afin de prendre le relais des moyens de Biscarrosse après quelques dizaines de secondes de vol propulsé. Cette station assure la trajectographie des missiles. Les essais de missiles tactiques commencent dès mars 1964. Le CEL a permit de tester les différents étages des missiles français comme le véhicule S112 dont les essais avaient débuté au CIEES, le véhicule S01 de portée réduite, les véhicules M012 et M013, puis MSBS M1, le S02, puis SSBS S2, le MSBS M2 puis M20, le SSBS S3, MSBS M4, puis M45. Il y eut également des essais des missiles nucléaires tactiques : Pluton (propulseur Styx) à partir de 1968, puis Hadès (propulseur Archeron) à partir de 1988. De 1964 à 1968, quelques tirs (M1 principalement) ont été effectués depuis l’Île du Levant, dans une structure qui deviendra quelques années plus tard le Centre d'Essais de la Méditerranée (CEM). Les campagnes de tir sont réalisés comme pour un tir réel. Un missile est prélevé du plateau d'Albion, désassemblé et envoyé dans les Landes pour être remonté et installé dans un silo. Au cours de la vie opérationnelle du S2, il fut procédé à sept tirs d’exercice, dont cinq se déroulèrent entre décembre 1971 et mars 1977. Pour le S3, le premier tir d'évaluation opérationnelle est réalise en décembre 1980. 10 tirs se succéderont jusqu'en novembre 1993. Au total, plus de 9 000 essais en vol de missiles et 900 tirs sur les rails de simulation dynamique ont été réalisés au CEL en 40 ans. Le CEL a fusionné officiellement le 1er janvier 2005 avec le CEM pour devenir le CELM : le Centre d'Essais de Lancement de Missiles.


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